Telle une suite, la musique de S.O.S. Constellations
a été composée de façon linéaire et
chronologique. Je voulais créer chaque pièce en lui donnant
réellement une suite, en respectant son ordre d'arrivée
dans le temps. Une fois chaque pièce terminée, je composais
la suivante en veillant à l’attacher à la précédente,
soit par un lien musical soit par une référence mélodique
pour garder le fil conducteur. Il s’agissait d’associer les
pièces par leurs liens, telles des étoiles, pour qu’elles
forment une constellation sonore.
Le titre de ce premier album illustre ce concept, à ma manière.
Grâce au changement continuel de ces petites pièces qui se
succèdent pour en former une plus grande, l’attention de
l’auditeur est constamment captée par une trame musicale
qui accompagne la suite ininterrompue de ses pensées.
L'instrument principal, appelé cymbalum
et/ou dulcimer
à marteau, semble être l’ancêtre du piano,
mais contrairement aux caractéristiques mécaniques de celui-ci,
le cymbalum se joue en tenant les marteaux en mains.
Dulcimer à marteaux
|
|
J’ai enregistré plusieurs des mélodies et motifs musicaux
de ce premier album sur ordinateur en utilisant les techniques des logiciels
Midi (p. ex., Cubase) et selon la méthode du step-time, c’est-à-dire
note après note. Par la suite, toujours au moyen de l'ordinateur,
j'ai créé en temps réel les arrangements autour de
ces thèmes principaux. Finalement, de vrais instruments sont venus
s’ajouter à cette programmation pour en transformer le timbre,
notamment les mandolines doublant le son du cymbalum (Midi).
Mais certaines mélodies initialement programmées ont été
par la suite totalement remplacées par de vrais instruments comme
la flûte à bec dans Andromède ou le saxophone dans
Dragon no 7, ce qui redonne à la musique un accent humain.
L’idée générale a consisté à
trouver le point limite où l’oreille distingue un son naturel
d'un son synthétique.
Pour diverses raisons, autant pratiques que saugrenues, il en a résulté
deux longues suites de 26 minutes chacune qui ont été inversées
au montage; l’album commence par la deuxième partie et se
termine par la première.
|